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Mon enfant ne veut plus de légumes… alors qu’il en mangeait avant : normal ou inquiétant ?

  • marineandresdietet
  • 22 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Si tu as l’impression d’être passée du “il mangeait de tout” à “crises et assiette repoussée”, respire : c’est une situation très fréquente. Beaucoup d’enfants traversent une phase de refus (sélectivité / néophobie alimentaire) où ils ne veulent plus goûter certains aliments, en particulier les légumes.


Pourquoi ça arrive ?

Parce qu’un enfant ne mange pas seulement “avec sa faim” : il mange aussi avec ses sens. Une odeur, une couleur, une texture (fibreuse, mouillée, granuleuse…) peut suffire à déclencher un non catégorique. Et souvent, ce refus n’est pas un caprice : c’est une étape de développement + besoin de contrôle.


Mon plan en 3 étapes (simple et efficace)

1) Observez la sensorialité

Avant de “trouver la bonne recette”, je regarde où ça bloque :

  • Est-ce qu’il peut voir le légume dans l’assiette ?

  • Est-ce qu’il accepte de toucher / écraser / manipuler ?

  • Ou bien il refuse même de sentir / approcher ?

Ça change complètement la stratégie.


2) Proposez… mais version mini

Objectif : familiariser, pas “faire finir l’assiette”.

  • Choisis 2 légumes qu’il mangeait avant (même un peu).

  • Mets une toute petite quantité (1–2 bouchées, ou même juste un morceau).

  • Ajoute un “aliment copain” à côté (un féculent ou un aliment qu’il aime) pour sécuriser.


3) “Explorez” hors repas

Souvent, le déclic arrive quand l’enfant n’a pas la pression de manger :

  • rincer, couper (selon l’âge), mélanger

  • cueillir si possible / choisir au marché ensemble

  • toucher, sentir, cuisiner ensemble


Les 4 règles d’or (celles qui changent tout)

  • Ne jamais forcer 

  • Zéro chantage (“si tu manges…”)

  • Ne pas brûler les étapes (voir → toucher → goûter → manger)

  • Encourager chaque mini progrès


Ma phrase préférée à la maison / en consultation :“Tu as le droit de ne pas manger, mais tu peux le mettre dans ton assiette, le toucher ou le sentir.”

Quand je conseille de se faire accompagner

Si les refus s’étendent à beaucoup d’aliments, si les repas deviennent très anxiogènes, ou si tu te sens à bout : tu n’es pas censée gérer ça seule. Un accompagnement en nutrition pédiatrique peut vraiment aider à remettre du calme et une progression.



 
 
 

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